Lors de sa résidence musicale à l’Atelier du Plateau (Paris 19), la clarinettiste Hélène Duret et ses insolent.e.s complices ont soufflé en grand format une musique aussi fraîche que timbrée. Cinq instruments à vent entrent ainsi en résonance avec une batterie suscitant une fusion passionnelle et organique entre la mélodie et le rythme. Influencé par les sons de Max Cilla, Ellen Arkbro, Nils Wogram, Ornette Coleman ou encore Count Ossie, ce sextet se déleste des instruments officiellement définis comme bassistes ou harmoniques pour laisser libre cours à chacun.e d’endosser de nouveaux rôles orchestraux.
© Maxim François
Hélène Duret clarinette basse
Léa Ciechelski alto saxophone
Quentin Biardeau tenor saxophone
Delphine Joussein flûte
Jessica Simon trombone
Ariel Tessier batterie
POINTBREAK
« Cinq soufflants, une batterie. Chacun bouge, soutient, se planque, ressort. Ça joue avec les rôles, ça ne s’accroche à rien. Et c’est ainsi que tient ce sextet. Delphine Joussein ne lâche jamais ses pédales. C’est son extension. Elle bidouille pendant qu’elle souffle, elle trafique le son sans jamais perdre la ligne. C’est brut, libre, explosif parfois. En face, Quentin Biardeau part dans la même direction. Pas de contrepoids, pas de stabilisation. Biardeau répond avec la même fougue que Joussein. Deux feux en même temps, mais aucun ne brûlent la baraque. Sur le brasier, Léa Ciechelski. Finesse absolue. Elle se faufile, écoute tout, place juste. Rien ne déborde. Chaque note compte. Jessica Simon, au trombone, vient placer net, timbrer direct. Ça vise juste, ça coupe court à toute contradiction. Et puis la frappe droite d’Ariel Tessier, à la batterie, claire, jamais pesante. Hyper précise, hyper présente. Aucune loi n’affirme qu’un sextet sextote nécessairement. Ici le son circule sans séduction, livre et donne tout sans fard. On entend les souffles, les petits accidents, les silences entre deux phrases. On voit les regards. Vivant, nous disions plus haut. » Selma Namata (article complet)
During her musical residency at L’Atelier du Plateau (Paris 19), clarinettist Hélène Duret and her cheeky accomplices breathed out music as fresh as it was timbred. Five wind instruments resonate with a drum kit, creating a passionate, organic fusion of melody and rhythm. Influenced by the sounds of Max Cilla, Ellen Arkbro, Nils Wogram, Ornette Coleman and Count Ossie, this sextet divests itself of instruments officially defined as bassists or harmonists, leaving each free to take on new orchestral roles.
Hélène Duret bass clarinet
Léa Ciechelski alto saxophone
Quentin Biardeau tenor saxophone
Delphine Joussein flute
Jessica Simon trombone
Ariel Tessier drums
POINTBREAK
« Five horns, one drum kit. Each of ’em moves, supports others, hides then emerges. That’s how this sextet holds up. Delphine Joussein never lets go of her pedals. It’s her extension. She tinkers while she blows, tinkering with sound without ever losing the line. It’s raw, free and sometimes explosive. Quentin Biardeau goes in the same direction. No counterweight, no stabilization. Biardeau responds with the same ardor as Joussein. Two fires at once, but neither burns the house down. On the blaze, Léa Ciechelski. Absolute finesse. She slips in, listens to everything, places it just right. Nothing spills over. Every note counts. Jessica Simon, on trombone, sets the tone cleanly and directly. She’s right on target, cutting through any contradiction. And then there’s Ariel Tessier’s straightforward drumming, clear but never heavy. Hyper-precise, hyper-present. No law says that a sextet has to sext. Here, the sound circulates without seduction, delivering and giving everything unvarnished. We hear the breaths, the little accidents, the silences between two phrases. We see the glances. Alive, as we said earlier. » Selma Namata (full article)
THE QUIETUS
« Nout is more than an experiment in making ugly noise with beautiful instruments. The dreamy ‘Miskine’ unfolds for five lovely minutes before being split by a snare crack and accelerating up the mountain into the thunder. Free of both distortion and percussion ‘Slow’ ripples like a sleepy, sun-dappled stream. » Jared Dix (read more)